Il espérait trouver un refuge au Vélodrome après une CAN traumatisante avec le Gabon. Il n’en fut rien. Ce dimanche 4 janvier, pour le compte de la 17e journée de Ligue 1, Pierre-Emerick Aubameyang et l’Olympique de Marseille ont sombré à domicile face au FC Nantes (0-2). Une reprise catastrophique marquée par une indiscipline chronique des Phocéens, qui ont fini la rencontre à neuf.
La « malédiction » semble poursuivre Pierre-Emerick Aubameyang en ce début d’année 2026. Tout juste rentré d’une Coupe d’Afrique des Nations désastreuse, marquée par une élimination au premier tour et une mise à l’écart par son gouvernement, l’attaquant gabonais comptait sur ce match pour se relancer. Titularisé à la pointe de l’attaque, il a assisté, impuissant, au naufrage collectif des siens.
L’OM voit rouge... deux fois
Le match a basculé dans l’irrationalité dès la première période. L’OM s’est d’abord tiré une balle dans le pied avec l’expulsion précoce du milieu belge Arthur Vermeeren . Une infériorité numérique immédiatement sanctionnée par les Canaris : cinq minutes plus tard, Fabien Centonze ouvrait le score, jetant un froid glacial sur le Vélodrome (0-1, 31e) .
Au retour des vestiaires, le scénario catastrophe s’est poursuivi. Déjà fébriles, les Marseillais ont perdu leurs nerfs. À la 56e minute , c’est Bilal Nadir qui écope à son tour d’un carton rouge, laissant ses partenaires à neuf contre onze. Une mission devenue impossible.
Aubameyang, spectateur du désastre
Dans ce marasme, « PEA » n’a pas réussi à peser. Isolé et sevré de ballons, il a été rappelé sur le banc par son entraîneur dès la 61e minute . C’est donc depuis la touche, le regard vide, qu’il a vu son équipe boire le calice jusqu’à la lie. En toute fin de match, l’ancien marseillais Rémy Cabella , désormais nantais, s’est chargé d’enfoncer le clou sur penalty (0-2, 88e).
Pour l’OM, cette défaite à domicile fait tache et lance la deuxième partie de saison de la pire des manières. Pour Aubameyang, la spirale négative continue : chassé de la sélection, en échec en club, le buteur traverse une zone de turbulences dont il devra vite sortir.