Il n’y a pas eu de match, tant l’écart était grand. Ce lundi 5 janvier, au Complexe sportif de Fès, le Nigeria a rappelé à tout le continent pourquoi il était le grand favori de cette compétition. Dans une rencontre à sens unique, les Super Eagles ont surclassé le Mozambique (4-0), portés par un trio offensif en état de grâce.
On attendait un match piège pour les hommes d’Eric Chelle face à une équipe du Mozambique capable de surprendre. Il n’en fut rien. Sérieux, appliqués et impitoyables, les Nigérians ont tué tout suspense en moins de trente minutes, transformant ce huitième de finale en un véritable festival offensif.
La clé de ce succès porte trois noms : Ademola Lookman, Victor Osimhen et Akor Adams. L’entente entre ces trois attaquants a totalement disloqué la défense des Mambas. Le show a débuté à la 20e minute, lorsque Akor Adams, altruiste, sert idéalement Lookman qui ouvre le score avec sang-froid (1-0). Cinq minutes plus tard, Adams, encore lui à la baguette, trouve Victor Osimhen pour le but du break (2-0, 25e).
Au retour des vestiaires, les Super Eagles n’ont pas relâché la pression. Dès la 47e minute, Osimhen s’offre un doublé sur un service de Lookman, pliant définitivement l’affaire (3-0). Pour parachever ce chef-d’œuvre collectif, le passeur du début de match s’est mué en buteur : à la 75e minute, Akor Adams clôture la marque sur une nouvelle offrande de Lookman (4-0).
Avec cette victoire, le Nigeria confirme son statut d’ogre de la compétition. Forts de quatre victoires en quatre matchs, les Super Eagles envoient un message terrifiant à la concurrence. Après avoir échoué de peu face à la Côte d’Ivoire lors de la dernière édition, ils semblent plus déterminés que jamais à aller chercher le sacre final.